Une journée de chat

Au moment du NaNoWriMo, j'avais entrepris un petit travail d'écriture, une courte nouvelle de 3500 mots racontant une journée du point de vue de mon chat.

L’ayant terminée hier soir (oui, ça a pris plus de temps que prévu, l’envie s’est tarie un moment), je vous la mets à disposition sans aucune prétention si dessous, ou en suivant ce lien au formats PDF et ePUB.

Une journée de chat

6h37

Je me lève tranquillement de mon lit installé dans un des meubles de la cuisine. J'ai décidé de m'y installer il y a quelques semaines pour dormir, mon humain y a donc installé un lit assez luxueux. Un beau carton recouvert d'une serviette bien moelleuse.

Je remarque non loin de moi un objet long en bois noir, une baguette chinoise d'après mon humain, ça sert à manger apparemment. Je la prends dans ma gueule et la laisse tomber par terre, sa vue me dérangeait. Tiens, ça a fait un bruit sympa en tombant sur le carrelage. Je descends de mon perchoir, m'approche de l'objet de mon courroux et lui donne de violents coups de pattes. Génial, le bruit résonne de nouveau dans la cuisine. Je m'amuse comme une folle.

6h40

Je m’ennuie. Je vais faire un tour à mes gamelles pour épancher ma faim, ma soif et aussi pour nettoyer mes pattes dans la gamelle d'eau. Mince, l'eau ça mouille, je secoue mes pattes pour enlever les gouttes d'eau intruses sur mes pattes délicates. Il y a de l'eau partout maintenant, mais moi, je suis magnifiquement propre.

Tiens, un bout de bois noir sur le carrelage de la cuisine ! Je me demande ce que ça fait si je mets des coups de patte dedans. Je m'approche de ma proie tranquillement, tapie dans l'ombre. Doucement, tout doucement, je parcours la distance nous séparant et je me jette dessus. La proie ne résiste même pas, mais fait un joli bruit lorsque je la bouscule. Je sens que je vais bien m'amuser.

6h59

Pause caca ! Je laisse le morceau de bois tranquille et me dirige vers mes toilettes personnelles. Je fais mes petites affaires et les recouvre. Merde ! J'en ai mis à côté ! C'est sur le tapis maintenant, et on peut dire que ça ne sent pas la rose. Tant pis, mon humain nettoiera !

Le bâton de bois m'insupporte, je l'ignore en passant à côté de lui. Je me dirige dans le salon, devant la porte de la chambre de mon humain. Il est l'heure d’entamer mes vocalises matinales ! Toute diva doit entrainer sa voix. Miaou ! Je commence par le grave et j'enchaine de plus en plus aigu, puis en redescendant dans les graves. Ma voix est bien échauffée, je vais pouvoir commencer à chanter mon meilleur tube « Miaou, miaou ! ».

7h15

Mon concert privé se déroule bien, mais l'humain n'arrête pas de crier depuis sa chambre.

– Shuuut Nali !

Comment ose-t-il ? Je suis une star, il devrait apprécier mon talent à sa juste valeur. Il m'a mis dans une colère terrible ! Je chante encore plus fort et je me mets à sauter contre la porte. Il va enfin avoir une raison de se plaindre ce grand ingrat ! Pour amplifier ma vengeance, je me mets sur la table, renverse un verre resté là et me jette de plus belle contre la porte.

7h36

Enfin, il commence à bouger dans sa chambre ! Comme si je n'avais pas vu que depuis 10 minutes il avait allumé sa brique lumineuse. Je termine mon concert et presse mon humain à se dépêcher de sortir en miaulant à intervalles irréguliers.

Il actionne la poignée de la porte. Je me positionne prête à bondir. La porte s'entrouvre, je me précipite dans l'ouverture… Mais mon humain m'empêche d'accéder à la chambre. Encore loupé ! J'aurai d'autres opportunités dans la journée ou demain d'entrer dans cette pièce mystérieuse.

7h40

L'humain découvre ma surprise odorante, il me reproche d'en avoir mis partout. Qu'est-ce que j'y peux mois, il n'a qu'à m'acheter des toilettes plus grandes, ce sera plus simple ! Et puis de toute façon il est là pour nettoyer. Ce qu'il fait d'ailleurs. J'en profite qu'il a les mains occupées pour aller faire les griffes sur le canapé. J'ai encore de travers son commentaire concernant mon spectacle de ce matin.

Il a terminé son nettoyage, il va se laver les mains. C'est le moment ou jamais de retourner faire un petit tour dans mes toilettes. Je me positionne de façon à regarder mon humain qui me jette un regard noir pendant que je fais ma petite affaire. Je suis de plus en plus satisfaite de ma vengeance !

7h47

Mon humain commence à préparer son repas. C'est le moment ou jamais de réclamer de l'eau. J'adore quand il verse de l'eau dans ma gamelle. C'est mon moment ASMR. Mais j'ai beau miauler, j'ai beau me frotter et miauler, il refuse de m'en donner. Apparemment, j'en ai déjà suffisamment dans ma gamelle. Eh bien, plus pour longtemps ! Tu me lances un défi ? Je vais le relever. Je connais un moyen sans pareil pour vider ma gamelle. Je plonge mes deux pattes avant dedans, puis je secoue mes pattes en l'air, une vrai douche !

Mon humain crise… Une histoire comme quoi j'abimais le parquet ou je ne sais quoi… Enfin, je n'ai plus d'eau maintenant. Esclave ! Apporte la cruche et fais ta magie !

8h03

L'humain a fini de manger, il va se poser sur le canapé. J'ai envie d'un massage, je m'approche de lui et lui fais les yeux doux. Il essaie de m'attraper pour me porter et me déposer sur le canapé, mais j'esquive. J'aime bien me faire désirer. Deuxième tentative, je me laisse faire cette fois-ci. Je me positionne sur ses jambes, allongée et miaule que je suis prête. L'humain actionne ses mains, je ronronne de plaisir, c'est si agréable d'être traitée comme on le mérite.

C'est l'extase ! Niveau massage il est doué. De plaisir je sors les griffes et les plantes dans sa jambe. Il n'apprécie pas, tant pis, je ne contrôle plus rien. Quelques minutes plus tard, c'en est trop, j'essaie de m'échapper. Les bonnes choses n'ont pas à durer si longtemps. Mais l'humain n'a pas l'air d'accord, apparemment ça l'apaise de me caresser. Il m'empêche de partir à deux reprises pour continuer à me caresser, puis me laisse enfin partir. Ce n'est pas trop tôt. Pour me venger d'avoir abusé de moi, je lui montre mon derrière et pars me cacher dans ma caisse de transport. C'est le moment de faire une petite sieste.

8h51

Je me réveille suite à cette pause bien méritée. J'ai envie de jouer. L'humain est à son bureau en train de jouer avec la souris que l'on ne peut pas attraper. Il n'a que ça à faire de son dimanche le boulet… Je miaule pour qu'il me témoigne l'attention que je mérite. Il essaie de m'attraper pour me caresser, je m'échappe dans le salon.

Divers jeux sont à ma disposition : la balle rose, la balle jaune avec un fil, le petit fantôme rose, et les bâtons flexibles… Je réfléchis un court moment puis m'empare de la balle jaune avec le fil au bout grâce à ma puissante mâchoire de prédateur. Je l'apporte au bureau, la dépose aux pieds de mon humain et lui miaule qu'il est temps de jouer. C'est mon esclave, je l'ai bien dressé, il obéit. On s'amuse bien, mais je remarque qu'il a laissé la porte de la chambre ouverte, « pour que le chauffage se disperse dans toutes les pièces ».

9h01

J'ai abandonné mon humain et son jeu pour partir à l'exploration. J'adore la chambre, plein d'endroits pour se cacher. Je me dirige directement sous le lit. On ne sait jamais si l'humain vient me chercher pour me sortir de là. Après quelques secondes d'attente, l'humain ne semble pas se lever de sa chaise, le grand flemmard. Je suis contente, je vais pouvoir explorer à mon aise cet environnement.

Je sors de sous le lit pour m'approcher de la penderie. Mon humain, qui n'a pas l'air d'être très riche, a une pauvre penderie en tissus, ouverte, ce qui me permet d'escalader tout ça, et de me frotter contre les chemises et les pulls. Mais ça je connais déjà. Je vois de l'autre côté de la chambre un nouveau meuble, une commode. J'essaie d'ouvrir les tiroirs, mais en vain. Tant pis, je saute en haut du meuble, il y a une plante, je vais lui faire la fête. Mince, je n'ai pas été assez discrète, l'humain m'a entendu, il vient pour moi, je retourne me cacher sous le lit.

L'humain arrive dans la chambre, je vois ses pieds passer de ma cachette. Satisfait de ne pas me trouver sur la commode, il fait demi-tour et retourne devant son ordinateur. Soulagée de ne pas être délogée, je décide de passer de l'autre côté du lit pour me reposer un instant sur la couette. Ma relative discrétion a dû déranger mon humain qui décide d'organiser une visite inopinée dans la chambre. Je l'accueille allongée de tout mon long sur la couette. Subjugué par la beauté irrésistible, il m'offre quelques caresses avant de retourner à ses occupations. J'ai compris le message, il veut savoir où je suis, je dois donc faire du bruit. Je décide de faire quelques bons sur le lit pour lui signifier ma présence. Malheureusement, je loupe mon saut, j’atterris sur la table de chevet et renverse son réveil et sa lampe. Je déguerpis à toute vitesse me cacher en lieux sûr. Si je ne suis pas sur les lieux du crime, il ne saura jamais que c'était moi. A l'abri du haut de mon arbre à chat, je le vois s’énerver tout seul et remettre ses affaires en place. Il ferme les portes donnant accès à la chambre. Quel goujat ! Il aurait pu me demander si je ne m'étais pas fait mal quand même ! Suite à toutes ces émotions, je décide de rendre une petite visite à Morphée, en plus je suis tellement bien en haut de mon arbre à chat, près de la chaleur réconfortante du radiateur.

11h17

Mon humain me réveille, il fait tellement de bruit à rassembler ses affaires. Il prend son gros sac rouge et ses clés de voiture. Il va manger dans une autre maison. Heureusement, cette fois-ci, il ne me prend pas avec lui. J'aime bien découvrir cette autre maison, mais la voiture ce n'est pas ma tasse de thé. Je me positionne devant la porte d'entrée de façon à lui barrer le passage. S'il veut passer, il devra me payer ! Il ouvre le tiroir du meuble d'entrée, là où il cache mes friandises, en prend 3 et les dépose sur la base de mon arbre à chat. Passage accordé, vous pouvez y aller, esclave. Je me dépêche d’avaler mes friandises au délicieux parfum de poisson et me dirige vers la fenêtre de la cuisine pour l'observer. Il monte dans la voiture, met le moteur en route et part. Enfin seule ! Ce n'est pas trop tôt ! Il me pompe l'air parfois celui-là. Pour fêter ça, je décide d'aller grignoter un bout et de boire quelques lapées d'eau avant de retourner à l'activité dont on m'a honteusement tiré : mon sommeil.

15h24

J'entends des clés ouvrir la porte d'entrée de l'immeuble et des pas arriver jusqu'à la porte de l'appartement. C'est mon humain, j'en suis sure. Je me positionne sur le paillasson de l'entrée et miaule de toutes mes forces pour lui dire de se dépêcher. Je m'ennuie toute seule moi ! Bon, pour être franche, j'ai profité de son absence pour vaquer à mes occupations habituelles : manger, boire, aller aux toilettes et dormir. Mais j'en ai aussi profité pour monter sur les meubles où je n'ai pas le droit d'aller habituellement. J'ai exploré l'évier de la cuisine, la plaque de cuisson, le lave-linge (dessus et dedans) et le dessus du frigo. J'ai fait tomber tous les aimants qu'il avait accroché la veille sur son frigo et ai joué avec. Ils sont sous les meubles maintenant, bonne chance pour les récupérer. Tout ça m'a bien occupée, mais il n'était pas là pour voir, c'est moins marrant, même si sa réaction à postériori vaut aussi le détour.

La porte s'ouvre enfin. L'humain me pousse doucement avec son sac pour m'empêcher de sortir. Je simule la blessure en tombant à terre et en miaulant, mais ça le laisse indifférent. Pourtant mes talents d'actrices sont exceptionnels. Il se déchausse, j'en profite alors pour jouer avec le bout de ses lacets avant qu'il ne range ses chaussures dans le meuble. Il me caresse et me demande si je vais bien, je lui lance un miaulement plaintif pour lui signifier qu'il était temps qu'il s'occupe de moi.

Il sort de son sac rouge des boites de repas qu'il va mettre au frigo. J'aime bien le frigo, c'est là-dedans qu'il range les yaourts et le fromage et j'adore ça. Par contre l'ingrat, qui devrait être satisfait rien que par ma présence, m'empêche d'y accéder.

16h02

A peine rentré, il mange déjà, un vrai ventre sur pattes. Il sort un gâteau qui m'a l'air bien appétissant. Mon humain m'empêche d'en manger à chaque fois. Il se justifie en disant qu'il est au chocolat et que ce n'est pas bon pour moi. Je m'en moque, dès qu'il s'installe sur sa chaise, je saute sur ses genoux et m'installe confortablement. Il mange comme un cochon, je suis sure qu'il laissera tomber une miette ou deux, que je m'empresserai d'avaler.

16h17

Mon humain a fini de gouter, je suis descendu de ses genoux il y a peu, lorsqu'il a décidé de boire sa boisson colorée plutôt que de manger du gâteau. J'aimerai bien voir s'il reste une miette ou deux sur la table. Je me prépare à sauter à l'arrière de la chaise. Il se lève, j'entame mon saut. Mais malheur, il avance la chaise vers la table pour la ranger ! De justesse, j'arrive à planter mes griffes puissantes dans le revêtement de l'assise, néanmoins, je n'arrive pas à me hisser sur la chaise, perdant mon équilibre. Mes griffes lacèrent l'assise de la chaise, laissant d'un côté une large coupure et de l'autre une belle ouverture donnant vue sur le rembourrage.

– J'aurais dû prendre des chaises en plastique dur…, se lamente mon humain excédé.

Encore une fois, aucune preuve de compassion, pas de mots gentils à mon égard, pas d'inquiétude, rien. Je sais que je suis une prédatrice au sommet de la chaine alimentaire, mais ce n'est pas une raison !

16h23

Après s'être activé quelques minutes entre la table de son gouter et la cuisine, mon humain s'installe à nouveau sur le canapé. Il n'y a pas à dire, sa journée a été fatigante… Il prend dans ses mains les manettes de sa console de jeu. Je vais lui laisser un peu de répit avant d'aller lui demander de jouer avec moi.

Comme il devrait être sage un moment, j'en profite pour me faufiler agilement en haut de mon arbre à chat. Je m'installe délicatement en boule, reposant ma tête sur le boudin en mousse entourant la plateforme du haut. Allongée confortablement, je peux surveiller mon humain. Bercée par le calme de l'appartement, le confort de mon arbre à chat et la chaleur du radiateur adjacent, je m'endors paisiblement.

17h52

Miaou ! J'ai fait une bonne sieste ! Je me redresse, les fesse vers le ciel et étire mes pattes avant en plantant mes griffes dans le revêtement tout doux entourant la plateforme de mon perchoir. Je m'assois un instant avant d'entreprendre une légère toilette. Une dame comme moi doit toujours avoir un pelage parfaitement propre et soigné.

Après cette mise en beauté, je me décide à descendre de ma tour pour atterrir gracieusement sur le parquet du salon. J'attrape au sol une balle restée là tout à l'heure et l'apporte aux pieds de mon humain, qui est complètement absorbé dans son jeu. Je miaule à plusieurs reprises pour lui faire comprendre que c'est à moi de jouer maintenant. Docile, il m'envoie la balle dans la cuisine, où je m'empresse de courir la récupérer. On joue à ce jeu un bon moment, mais je sens l'attention de mon humain se dégrader. Je décide donc de le réveiller un peu, et rien de tel pour ça qu'un peu d'humidité. Je profite de son dernier lancé pour aller récupérer la balle dans la cuisine. Je l'attrape dans ma gueule et la dépose au passage dans ma gamelle d'eau. Je l'enfonce dans la gamelle avec mes pattes et la fait tourner pour être sure qu'elle est bien imbibée. Satisfaite de mon œuvre, je la reprends dans ma gueule et me dirige vers le canapé. L'humain ne doit pas me voir venir, sinon l'effet de surprise sera ruiné. Je décide de monter du côté de l'accoudoir. Trop absorbé par son jeu, il ne me voit pas venir. Avec ma tête, je pousse son bras pour passer en dessous et dépose la balle mouiller sur ses jambes, avant de filer me cacher en courant, tout en laissant échapper un bruit de satisfaction évidant.

L'humain pousse des jurons de colère en se rendant compte de ma surprise. Je me suis cachée dans ma caisse de transport et ai fermé la porte de celle-ci, je suis invisible, je suis hors de danger. Quant à mon humain, il a lâché son jeu. Trop occupé à nettoyer le bazar qu'il m'a fait faire, il oublie ma présence suffisamment longtemps pour que je puisse me représenter devant lui sans craindre de représailles.

19h21

Il est l'heure pour mon humain de se rendre dans la salle de bain. Tous les jours à cette heure-ci environ, il s'enferme volontairement sans vêtement dans une cage transparente où de la pluie tombe. Il a l'air d'apprécier ça, mais je ne comprends pas. Je suis fasciné par ce comportement étrange et l'observe donc tous les jours sans faillir. Bien sûr, j'ai déjà essayé de le sauver de cet enfer en voulant lui ouvrir la porte, mais il me criait dessus à chaque fois et refermait la porte. Une fois, il m'a même mouillé pour que je le laisse tranquille. Quel manque de gentillesse, moi qui voulais me montrer héroïque !

Dans cet espace confiné, il se frotte partout avec un produit qui fait de la mousse, avant de retourner sous la pluie, c'est vraiment déstabilisant. Mais le plus étrange, c'est le rituel qu'il entreprend avant de sortir de sa prison transparente. Il prend une sorte de raclette et la passe sur toutes les parois de sa cage, ce qui fait tomber les gouttes d'eau au fond du bac. J'essaie de toucher cet objet, mais n'étant pas du bon côté de la paroi, ma patte ne rencontre qu'une surface lisse.

Enfin, il ouvre la porte de sa prison et entreprend de sortir pour se frotter avec un bout de tissu, je prends mes jambes à mon coup, enfin, mes pattes à mon coup, et m'éloigne pour éviter d'être mouillé. Décidément, ils sont étranges ces humains.

19h50

Mon humain s'affaire en cuisine, préparant la table pour son repas du soir. Je vais bientôt le rejoindre, me positionner sur ses genoux pour essayer d'attraper au vol quelques victuailles. En attendant le moment opportun, je me suis trouvé un hamac confortable. Mon humain a positionné ses draps encore humides sur une structure métallique, grâce à ma légendaire agilité, j'ai pu me glisser entre deux plis et m'allonger de tout mon long pour un repos bien mérité.

Tout d'un coup, alors que je reposais mes yeux, j'entends le bruit du sac de croquettes. C'est l'heure du repas, je file ! Essayant de m'extraire de cette prison de tissu suite à l'appel de la gamelle, je trébuche et m'accroche au drap en tentant de partir. Un gros bruit métallique retenti dans tout l'appartement. La structure sur laquelle les draps reposaient vient de s'écrouler. Mon humain arrive en trombe dans la pièce, j'en profite pour détaler en passant sous ses jambes, direction le festin.

20h47

Mon humain a fini de manger et m'a même laissé lécher l'opercule de son yaourt. il décide de s'installer devant la télévision, bien confortablement installé dans le creux de son canapé. Grande reine, je décide de le rejoindre pour lui faire profiter de mes ronronnements apaisants. Arrivé à ses pieds, je m'attèle à escalader ses jambes pour rejoindre ses genoux. J'aurais pu sauter, mais toute cette nourriture m'a rendue lourde, je sors donc les griffes que j'enfonce dans sa chaire pour rejoindre ma place. Malheur, le cheminement n'a pas l'air de lui plaire. Il m'attrape par le pli du coup et me dépose violemment derrière le canapé. Pour mon massage digestif, c'est loupé.

22h27

Il est l'heure pour mon humain d'aller se coucher dans sa chambre. J'avoue que l'heure de se coucher arrive rapidement pour moi aussi, surtout que nous avons bien joué juste avant. Je profite de son cheminement jusqu'à sa chambre pour le suivre en miaulant avec insistance. Je suis fatigué, mes jambes sont lourdes, j'ai besoin d'aide pour monter jusqu'à mon lit. Mon humain me porte délicatement jusqu'à mon lieu de repos et je le remercie par quelques ronronnements et quelques caresses. La journée se termine là où elle a commencé pour moi et recommencera dans quelques heures. Je me roule en boule dans mon nid moelleux et ferme mes yeux.

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