Phobos, tome 1 de Victor Dixen

Phobos, tome 1 de Victor Dixen

Au début des vacances, je me suis lancé dans la série Phobos de Victor Dixen, une bonne surprise qui nous fait voyager sur Mars.

Ce premier tome de la série nous narre la première partie d’une émission de télé-réalité inédite : dans une Amérique devenue ultra-libérale, le gouvernement des États-Unis a vendu à des entreprises privées tous les services publics non-indispensables, dont la NASA. Pour rentabiliser cette acquisition, le fond de pension ayant racheté la NASA décide de lancer le programme Génésis, une télé-réalité où 6 jeunes femmes et 6 jeunes hommes sont envoyés dans l’espace, direction Mars pour coloniser la planète rouge. Les prétendants et prétendantes sont séparés dans deux parties distinctes du vaisseau spatial et ne peuvent se rencontrer que lors de speed-datings de 6 minutes, une fois par semaine.

Dans ce voyage, nous suivons différents personnages. Léo, la candidate française qui nous livre l’aventure des candidats du programme Génésis à bord du vaisseau Cupido ; Séréna McBee, la psychiatre / animatrice du programme qui organise tout depuis la terre et Andrew Fisher, fils d’un membre de l’équipe dirigeante du programme Génésis, mort dans des conditions étranges.

Si le résumé du livre peut sembler entrevoir une histoire cousue de fils blancs et sans grand intérêt, il n’en est rien. L’histoire se développe rapidement et s’enrichi du passé compliqué des différents participants du programme, des plans obscurs de Séréna McBee et du fond de pension mystérieux qui gère dans l’ombre l’émission, tout en laissant entrevoir en fond une Amérique plongée dans le culte du tout argent maquillé par des divertissements télévisuels brassant des sommes d’argent considérables.

J’ai apprécié cette lecture, j’ai d’ailleurs poursuivi directement avec le deuxième tome de la série. Le passé des personnages continue de révéler des secrets, les plans des différents personnages se complexifient et tiennent en haleine sans laisser entrevoir qui sera victorieux à la fin. Le passage d’un point de vue à l’autre, du « champ » (l’émission de télé-réalité) au « hors-champ » fait avancer la narration de manière fluide et agréable.

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