Le bazar de Morgan Mii

Choisir un Ă©diteur de code

Lorsque l’on commence à coder un peu de HTML, CSS et JS, le choix d’un bon éditeur de texte ou de code est important. Il faut qu’il dispose de la coloration syntaxique du code, cela va sans dire, mais également que l’ergonomie corresponde à l’utilisation que l’on a du logiciel.

Il y a quelques années, lorsque j’utilisais Linux Mint, je me souviens d’un large choix d’éditeurs de textes, dont celui inclus par défaut dans le système qui était très pratique. Sur les autres systèmes, c’est moins simple pour moi.

Windows 10

Je n’utilise Windows qu’au travail, par obligation. J’ai bien tenté de demander un ordinateur sous Linux pour ne pas avoir à utiliser Windows, mais en vain. Pour le moment, je peux installer n’importe quelle application sur mon poste de travail (ce qui va changer cette année), ce qui me laisse le choix dans l’éditeur de texte.

Notepad est trop archaïque : pas de coloration syntaxique, pas d’onglet, bien trop limité.

Notepad++ est déjà plus puissant avec des onglets et la coloration syntaxique, néanmoins, comme pour beaucoup de logiciels sous Windows, je trouve l’interface ignoble, vieillotte, je ne me vois pas l’utiliser pendant plusieurs heures.

Visual Studio Code… c’est Microsoft, donc non, on va éviter.

J’ai donc fini par choisir VSCodium, soit Visual Studio Code, mais entièrement libre. Il y a la coloration syntaxique, les onglets, une interface moderne qui est semblable à plusieurs éditeurs en ligne. Le gros point noir selon moi est la gestion des paramètres qui est complexe, beaucoup trop de choses à gérer, lorsque je cherche quelque chose en particulier, ça me prend de longues minutes.

MacOS et iPad

J’utilise MacOS sur mes ordinateurs personnels depuis plusieurs années. Là encore, difficile de trouver chaussure à mon pied.

TextEdit est l’éditeur de texte inclus par défaut dans MacOS, il ressemble plus à Wordpad dans l’utilisation qu’à un éditeur de code.

CotEditor est un éditeur de code open source pour MacOs, il est également disponible gratuitement sur le Mac App Store. C’est un logiciel natif pour Mac, ce qui le rend assez véloce. Il dispose des onglets, de la coloration syntaxique. Néanmoins, j’ai déjà rencontré des bugs et je n’étais pas complètement satisfait. Cela reste un très bon logiciel.

Mon choix final s’est porté sur Textastic, une application que j’ai découverte grâce à mon iPad. C’est un des rares éditeurs de code disponible sur iPad et qui permet aussi de tester son code Web facilement (elle crée un serveur Web sur la tablette permettant d’avoir un aperçu des pages web sur lesquelles on travaille). Sur MacOS, l’application est plus classique et ressemble beaucoup à CotEditor, mais dispose d’une aide à la complétion du code, qui fait gagner pas mal de temps.

Linux

Comme abordé dans un article précédent, j’ai un Raspberry Pi 500 qui doit arriver prochainement et que je souhaite utiliser pour développer mes petites applications Web. La recherche d’un éditeur de code reprend donc.

Je préfère éviter VSCodium ou Visual Studio Code qui ne sont pas des logiciels très légers.

La fondation Raspberry propose Code Editor, un éditeur de code en ligne permettant de visualiser en temps réel les modifications que l’on apporte à son code. Néanmoins, il faut disposer d’une connexion internet permanente, ce qui est bloquant.

Pour Geany, BlueFish, je ne suis pas convaincu par l’interface que je trouve un peu datée. Kate pour sa part à l’inconvénient d’être basée sur Qt et risque de ne pas s’intégrer dans l’environnement Maté que j’ai choisi pour mon Raspberry Pi 500.

Reste pour le moment Pluma, le fork de gedit, inclus par défaut dans l’environnement Mate. Il dispose des fonctionnalités de base pour mon usage : les onglets et la coloration syntaxique. Il est léger et j’ai déjà eu l’occasion de l’utiliser (enfin, c’était gedit) il y a plusieurs années. Je pourrais également envisager Xed, le fork de Pluma utilisé par Linux Mint.


19/02/2025