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Deuxième livre de ma sélection #GrosseOP, Hex de Thomas Olde Heuvelt me permet de découvrir un nouveau genre : le mélange de la sorcellerie et de l'horreur.

Hex suit l'histoire de plusieurs personnages habitant la petite ville américaine de Black Spring, notamment la famille Grant. Cette petite ville de campagne a tout pour être un petit paradis de tranquillité, sauf qu'elle est hanté depuis le 17ème siècle par une sorcière : Katherine van Wyler.

Cette dernière est loin d'être une des gentilles sorcières de Charmed ou Harry Potter, elle sème la mort sur son passage dans toute la ville, si bien que ses habitants ont décidé de lui coudre la bouche et les yeux pour la rendre quasi inoffensive. Depuis, les habitants se sont habités à sa présence et suivent à la lettre ou presque le décret d'exception régentant leur vie avec la sorcière, texte se plaçant au dessus de toutes lois du pays

Nous suivons plus particulièrement dans ce livre la vie quotidienne des personnages de Steve Grant (le père) et de Tyler Grant (le fils) - bien que leurs points de vue ne sont pas les seuls abordés. Nous rentrons dans le livre comme un spectateur de leur vie, sans explication, ce qui est légèrement perturbant au début de la lecture. Le rythme du roman est assez lent et propose des passages parfois très peu chargés en actions (j'ai failli m'endormir plusieurs fois), mais reste agréable à lire. Au fur et à mesure de l'œuvre, on s'attache aux personnages, à leur vie, et même à Katherine.

Si la première moitié du livre a été longue à lire et à intégrer, j'ai été complètement pris dans la seconde moitié où les évènements s'accélèrent jusqu'à ce que deux tragédies arrivent et remettent tout en cause. J'ai apprécié la façon dont l'auteur arrivait dans son ouvrage à nous faire ouvrir les yeux sur le véritable monstre de Black Spring et sa façon d'aborder ses personnages qui sont, pour ceux dont on a le point de vue, tous attachants à leur façon. Petit point négatif pour la toute fin du livre qui me semble embrouillée, m'empêchant de me représenter les évènements en tête, mais dont le flou de l'action est tout de même justifié.

Ce fut donc une bonne lecture, bien que pesante à cause de la noirceur du livre et des évènements rapportés. La prochaine lecture sera donc plus simple, plus joyeuse, pour faire une pause : Moi, Simon, 16 ans, Homosapiens.